De bas et de galette, fin du premier temps des Fêtes avec Gigi

Graine de Miaougraphie saupoudrant un deuil en cours

Il me restait un petit fragment des Fêtes 2025 à couvrir, sur le retour à la maison, la période entre Noël et le début de janvier. Nous avions prévu rentrer le jour du Boxing Day, alors j’avais laissé à la maison nos bas de Noël (je pense que les francophones hors-Québec appellent surtout ça des chaussettes de Noël). Le mien que je remplis moi-même, celui de mon conjoint que je remplis aussi et puis, celui de Gigi, rempli ensemble. Avant que vous retourniez chercher ailleurs sur le blog pour savoir si vous aviez manqué que Clément avait un bas de Noël, je vous rassure tout de suite, vous n’avez rien manqué. Clément n’a jamais eu de bas de Noël, bien qu’il participait à leur ouverture et qu’il y avait parfois des surprises à l’intérieur dont il profitait à son tour.

Pourtant, le bas de Noël est une tradition que j’adore et que j’ai instauré dès la première célébration dans le premier appartement de mon conjoint, moi et Clément, car notre petit roi est atterri dans notre foyer quelques mois après notre emménagement ensemble. Bon, c’est sûr que son arrivée durant la période des Fêtes n’était pas prévue et que je connaissais une fin de session d’études prenante, ça peut expliquer que je n’y ai pas songé ce Noël-là. Puis par la suite, ça ne m’est pas venu à l’esprit. Il faut dire que même lui mettre un cadeau sous le sapin, c’est venu seulement après quelques années, quand j’ai commencé à travailler dans un magasin de jouets pour la période des Fêtes, et je n’étais pas constante. Il en a eu cinq au total, si je me rappelle bien, en seize Noëls avec nous… pas que ça l’empêchait de profiter des emballages et boîtes résiduelles d’après les Fêtes ou de s’approprier certains de nos nouveaux cadeaux de Noël !

Bref, pour en revenir à Gigi, elle a eu droit à un bas de Noël et pas n’importe lequel, un que je lui ai fait maison à partir d’une vieille paire de pantalons usées et de retailles de tissu. Il n’est pas parfait, je l’ai fait très approximativement et éventuellement, il sera décoré, mais pas cette année. Il est un peu plus grand que prévu, on aurait pu la rentrer dedans, sauf qu’il était juste assez serré et qu’elle était trop éveillée quand nous avons tenté de l’y mettrre. J’avoue qu’une photo d’elle dans son bas, ça aurait été trop parfait ! Dans son bas, nous lui avons mis un sac de friandises et quelques nouveaux jouets. Elle n’a pas tout adoré également. La balle fuzzy bleue a été un hit pendant un bon bout, le hérisson vert, elle en a un identique qu’elle adorait déjà, la canne de bonbon, elle aime bien, la tortue un peu moins. Les friandises, des foies déshydratées ou séchées à froid, j’oublie, elle en raffole ! Ouvrir le bas en soi, ça l’a moyen intéressé, bien que ça l’a surstimulé. Quoi que nous avons ouvert nos bas peu après être rentrés à la maison, ça a dû influencer aussi.

Je suis très heureuse de lui avoir fait son bas de Noël et c’est sûr qu’il restera accroché auprès des nôtres pour nos Noëls à venir. Néanmoins, j’avoue que je ressentais quand même un certain conflit en le fabriquant. J’avais l’impression de compenser pour tout ce que Clément n’a pas eu. Le bas n’est pas la seule chose, c’était plutôt la cerise sur le sundae. Je me suis posée la question : « Est-ce que j’en fais trop pour Gigi par culpabilité liée à mon deuil de son grand frère ? ». Une fois la question posée, c’était important pour moi de l’explorer. La réponse que j’ai trouvée jusqu’à présent n’est pas tranchée. Je pense que veux veux pas, la culpabilité joue un certain rôle dans les décisions que je prends pour Gigi. En fait, elle est même dans les deux sens. Je gâte Gigi comme Clément ne l’a pas été en partie parce que je m’en veux pour tout ce que je n’ai pas offert à notre premier bébé chat. En revanche, je me sens aussi coupable d’offrir tant à Gigi tandis que Clément s’est passé d’un tas de choses et d’expériences. Ça serait facile de rester prise dans cette boucle infernale. En faisant le point, force m’est d’admettre que j’ai offert tout ce que je pouvais raisonnablement offrir à Clément durant sa vie auprès de nous, avec mes moyens financiers de l’époque, les connaissances que j’avais à ce moment-là et selon le caractère de Clément. Je pense donc que je compense un peu avec Gigi, mais qu’en général, je lui offre tout ce que je peux lui offrir, matériellement et émotionnellement, tout comme je l’ai fait pour Clément.

Je pense qu’il est normal que je vive de nouvelles expériences avec Gigi autant que de similaires de celles vécues avec Clément. Ils n’ont pas le même tempérament tout à fait et surtout, je ne suis plus l’étudiante paumée et la récemment diplômée tout aussi paumée que j’étais pour plus de la moitié de la vie de Clément. J’ai également énormément appris sur les félins en quinze ans avec son grand frère et durant les presque trois ans qui les séparent tout deux. Cela étant dit, j’ai eu une idée pour contrebalancer quelque peu ce sentiment en ce qui concerne les bas de Noël : fabriquer un petit bas de Noël décoratif pour Clément pour chaque Noël qu’il n’en a pas eu. Au final, je pense en faire une guirlande que nous pourrons accrocher quelque part chaque année. J’espère trouver des tissus et des décorations pouvant également évoquées chacune de ces années. J’en ai fait un premier tout simple, à partir d’un vieux bas troué au motif festif que j’ai eu vers la fin de mon adolescence et que je suis pas mal certaine que je portais encore lors du premier Noël avec Clément. Je l’ai accroché avec les nôtres qui ne sont pas encore rangés (mais le seront sous peu). Je l’ai terminé avant le 6 février. J’espérais en faire un ou deux de plus pour le 6, ce n’est pas arrivé par manque de temps et autres priorités. Voilà, le mélange de légèreté et de lourdeur qui a surplombé notre premier temps des Fêtes avec Gigi.

Le reste de cette période a été assez calme, surtout que j’étais un peu malade sur le retour de notre séjour en Montérégie, jusqu’au Jour de l’an. Il y a tout de même eu plus de moments de jeux en famille, de lecture, bien du repos, et bien sûr, la galette des rois quoi qu’elle est arrivée un peu tard. Gigi a eu droit à sa première part (symbolique seulement hein ? Je ne pense pas qu’il y a grand-chose de toxique pour un chat dans une galette à la frangipane traditionnelle, mais je ne testerai pas pareil). Il y en avait une pour Clément aussi. J’aurais adoré que la part de Gigi ou de Clément contienne la fève, toutefois, c’est moi qui ait croqué dedans. Si vous vous demandez, j’ai bien monté le train des Fêtes à nouveau, pas à temps pour Noël cependant. Cette année, ça a été un train du Nouvel An. Je ne l’ai pas tant fait fonctionné, Gigi avait un peu peur de lui et j’ai eu un peu de difficulté à gérer les rails là où le sapin était placé. J’étais quand même contente d’avoir pris le temps de le sortir, de le monter et de le faire rouler un peu. Rien ne m’empêche de le ressortir en cours d’année si ça me tente.

J’ai enfin fait le tour du premier temps des Fêtes avec Gigi qui a été rempli de beaux souvenirs et d’amusantes expériences avec notre princesse des bois, tout en ayant une dose de sentiments contradictoires. Gigi était un peu triste de voir le sapin partir, moi pas tant. Il nous reste encore des décorations des Fêtes un peu partout, dont l’arche de canne de bonbons que je décrocherai après la St-Valentin.

Sinon, quelques nouvelles récentes de Gigi : elle a eu son opération de stérilisation, somme toute, ça s’est bien passé. Elle est de retour à la maison depuis hier matin et se repose beaucoup.

Une réponse à « De bas et de galette, fin du premier temps des Fêtes avec Gigi »

  1. Profitez de Gigi sans culpabiliser car les époques de la vie ne sont jamais pareilles…
    Un câlin pour Gigi et une bonne santé pour sa post opération .

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