Graine de Miaougraphie
Pure magie noire (et lumineuse) ! Quelle merveille se fut de vivre cette saison des Fêtes avec notre chaton des bois. Notre cocotte a eu tout un premier Noël avec des tas de nouvelles expériences incluant beaucoup de neige. Pour commencer, parlons de la cohabitation avec le sapin vous voulez bien, ce que j’appréhendais. Alors, ça n’a pas été parfait, mais ça s’est passé beaucoup mieux qu’anticiper. Gigi a à peine sauter contre le sapin une ou deux fois. J’écris contre, parce qu’elle n’a pas sauté dans le sapin, juste comme rebondi contre le sapin. C’était particulier. Je l’ai aussi vu tenter de grimper deux ou trois autres fois, au tout début surtout. Le principal est que le sapin n’a pas été renversé une seule fois, pas même secoué, bien que son inclinaison ait légèrement changé quelques fois.



En effet, cette petite panthère a joué bien souvent avec les décorations dans le bas du sapin et quand elle n’arrivait pas à faire tomber d’un coup un ornement, elle tirait parfois, ce qui, je crois, à causer quelques légers changements dans l’inclinaison et moindrement l’orientation du sapin. Mon conjoint et moi avons quand même disposé quelques ornements à sa hauteur, des pas fragiles et sans ou peu de petits morceaux détachables comme des boules cartonnées, des décorations de bois ou en feutre, des tricotés, des moulés en genre de plastique caoutchouteux. Jusqu’à récemment, c’était un de ses jeux préférés que de tenter de décrocher ces décorations. En général, elle les laissait au pied de l’arbre, quoi que quelques-unes se sont ramassées beaucoup plus loin, dont les boules cartonnées qui sont d’ailleurs actuellement MIA (missing in action). Il faut dire qu’elle les a fait rouler à travers tout l’appartement à peu de choses près (exemple dans une des photos ci-dessous prise dans la cuisine). Elle aimait en fait que je remette les décorations dans l’arbre, surtout si je ne les remettais pas tout à fait à la même place, pour qu’elle puisse ensuite les refaire tomber. Son jeu solo favori du mois de décembre, relativement solo entendons-nous, comme j’y participais indirectement. Il faut préciser qu’elle s’attaquait rarement aux décorations juste après que je les replace. Non, elle attendait souvent quelques heures au moins avant de jouer avec celles remises dans l’arbre.








C’était le but en quelque sorte de disposer des décorations à sa portée pour qu’elle joue avec et ne soit pas tentée par celles placées plus haut, diminuant son envie d’explorer les branches supérieures du sapin. Cependant, ce n’est pas le seul facteur qui a contribué à limiter son envie de hauteur, du moins, selon nous. En effet, en vue de l’arrivée imminente du sapin, nous lui avons offert son cadeau de Noël bien d’avance, au début du mois de novembre. À la suite de notre rencontre avec notre princesse des bois, nous avons rapidement constaté son besoin de bouger, de grimper et de sauter. Ainsi, il nous est apparu nécessaire de lui offrir un espace dédié à cela. Nous lui avons donc acheté un arbre à chat et elle l’a tout de suite validé. Bon, il a fallu l’aider à monter au début, le premier palier était un peu haut pour elle et elle ne connaissait pas l’espace et n’osait pas sauter. Cependant, ça n’a pas pris de temps qu’elle n’a plus eu besoin de nous ou de la cage que nous avions placée à proximité pour faire une marche pour grimper dans son arbre. Au moment même où je rédige cette portion du texte, elle est couchée en boule sur l’étage supérieure de son « condo » princier.
Elle adore y jouer, y dormir, y grimper. La seule portion qu’elle n’utilise pas pour l’instant, c’est le hamac dans le bas. Ça viendra peut-être. L’important, c’est qu’elle aime occuper et jouer dans la majorité de son arbre à chat et qu’elle le fasse quotidiennement. Nous espérions qu’avec cet espace où elle peut grimper et sauter en toute impunité, elle ne s’intéresserait pas au sapin. Ce ne fut pas tout à fait le cas, n’empêche que nous croyons vraiment que ça a fait une différence qu’elle ait cet espace de jeu bien à elle. Ça lui donne aussi un bon point de vue en hauteur sur le sapin. Les deux sont assez proches, sans toutefois qu’elle puisse facilement utiliser son arbre à chat pour se catapulter dans le sapin. Nul doute qu’elle pourrait si l’envie lui prenait, mais la distance est suffisamment grande pour qu’elle n’y ait pas songé. Les fois où l’arbre à chat ne semblait pas suffire, lorsque je sentais qu’elle avait envie de grimper ou de sauter autour du sapin, je la ramenais vers son condo pour jouer et elle suivait.
Idéalement, je les aurais placé aux coins opposés du salon, mais nous voulions que son condo soit installé dans un emplacement de choix, avec vue, c’est-à-dire devant la fenêtre, et le coin le plus facile et pratique pour installer le sapin était celui jouxtant le côté opposé de la fenêtre. D’ailleurs, la venue du sapin m’a forcé à revoir l’aménagement de la pièce presqu’entièrement, car je me suis rendue compte la veille de la date de livraison du sapin que le futon serait sans doute trop proche du sapin si nous le laissions là où il était. Cette réorganisation forcée a été bénéfique, nous avons éloigné plus de meubles et de points d’appui pour Gigi du sapin. De plus, nous préférons de loin cette nouvelle configuration à l’usage.





Avec le futon au milieu de la pièce, Gigi peut même sauter de l’accoudoir du futon à l’avant-dernier palier de son arbre à chat. Je pense qu’elle approuve donc aussi de cette nouvelle configuration. Quand je vous dis qu’elle est une grimpigneuse, c’est pas pour rien !
Ça a tout de même été stressant, la cohabitation avec le sapin. J’ai passé la majorité de décembre à la surveiller du coin de l’œil lorsque j’étais installée dans le salon. Parfois, elle mordillait un peu les branches basses, je pense en partie parce que ses dents lui travaillaient et aussi parce qu’elle me voyait réagir. Et comme ma réaction était généralement de la divertir en jouant avec elle, eh bien, c’était une façon pour elle de m’entraîner dans ses jeux ! Je me suis tout de même rassurée en poussant les recherches et en trouvant que le sapin beaumier en lui-même, l’essence de notre sapin de Noël, n’est pas toxique ou très peu pour les chats. N’empêche que je n’aimais pas qu’elle mordille les branches ou qu’elle soit couverte d’aiguilles après avoir joué à se rouler sous le sapin, comme cela peut lui causer des désagréments digestifs que d’ingérer les aiguilles ou la sève. Pour ça, je n’ai pas eu le choix d’avoir ressort à l’ennemi juré des félins, l’aspirateur maudit, régulièrement pour ramasser les aiguilles presqu’au fur à mesure qu’elles tombaient ! Ça, ça a été une nouvelle expérience plutôt désagréable pour chaton. Sans surprise, Gigi n’a pas adoré l’aspirateur, quoi qu’elle semble s’être désensibilisée un peu à force. Elle ne s’enfuit plus à l’autre bout de l’appartement quand je le sors ou même quand je le pars. Elle reste souvent en retrait, ayant dans son champ de vision l’aspirateur. Elle s’en méfie encore, ça c’est sûr !
Pour faire de ce premier Noël avec Gigi un succès, des concessions et des ajustements ont été requis, comme vous pouvez le constater. Autre exemple, toujours en lien avec la décoration, aucun ornement fragile n’a été posé sur les branches du sapin, même les plus hautes. Nous avons décidé de limiter les risques au maximum – risque de bris de précieux souvenirs, risque de blessure de Gigi en cas de bris en notre absence. J’ai trouvé une façon quand même d’en poser plusieurs autour de la maison, en accrochant des guirlandes aux pôles de rideau du salon et de mon bureau. Certaines n’ont pas trouvé de place hors de leur boîte pour cette saison des Fêtes, dont une en particulier, trop proche de notre cœur pour la risquer, et c’est correct. Elle trouvera sa place une autre année. Ça ne nous a pas empêché, mon conjoint et moi, de la sortir brièvement pour la regarder pendant que nous décorions. Je pense que nous y jetterons un œil à nouveau lorsque nous rangerons les décorations de Noël qui, pour l’instant, sont encore toutes placées.





D’ailleurs, sur la décoration, j’avais de nombreux plans avec le nouvel espace que nous habitons, dont à l’extérieur avec la rampe de l’escalier (nous sommes au deuxième étage ou premier, dépendant comment vous comptez les étages 😉 ), sur le balcon avant, et dans la cuisine/salle à manger, mais je ne l’ai pas fait. J’ai manqué de temps et d’énergie à un point. Il faut dire qu’en plus des préparatifs normaux, cette année, il fallait prendre soin de Gigi, jouer avec elle entre autres pour la stimuler suffisamment pour que le sapin ne l’intéresse pas ou peu, puis décider ce que nous faisons pour Gigi et le réveillon chez ma mère à 250 km de la maison et nous préparer selon l’option choisie… Ce dernier point m’a fait me triturer les méninges plusieurs semaines, encore plus que la cohabitation avec un sapin.
Au final, mon conjoint et moi avons fait des choix en décembre dernier en prenant en considération l’énergie et la curiosité d’un chaton ainsi que l’imprévisibilité de ses réactions au contexte décoré des Fêtes, nous avons priorisé certaines choses plutôt que d’autres et je pense que ça a valu la peine, vu les belles expériences que nous avons tous eues. Je vous en dirai plus là-dessus, dont le choix fait pour le réveillon, dans une deuxième partie qui ne devrait pas trop tarder, si tout va bien. Je soupçonne qu’une troisième partie sera également requise…
Bonus Clément : hier c’était la fête des rois, nous ne l’avons pas encore souligné. Avec le retour au boulot, c’est parfois plus simple d’attendre au week-end après. Cependant, dans mes souvenirs Facebook, cette photo d’il y a 18 ans est surgie, la première fête des rois du souverain de notre cœur, encore chaton à l’époque.





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