Fairy Friday
Il y a deux ans, presque jour pour jour, je vous présentais le Mermay, le défi de dessin annuel se déroulant tout le long du mois de mai et conviant tou-tes et chacun-es à présenter leur version des sirènes en dessin, animé ou pas. Je vous rapportais également que mon four était enfin réparé. Eh bien, j’ai décidé de ramener les sirènes pour ce dernier vendredi du mois et, il y a une semaine, mon four a été réparé… à nouveau, mais ça vous ignoriez que j’avais encore des problèmes avec. Ce four a 5 ans et j’ai dû faire changer l’élément chauffant du bas deux fois durant cette période. Une chance que je l’aime beaucoup autrement, parce que je ne suis pas très satisfaite de ce problème récurrent. Je croise les doigts pour cet élément dure plus longtemps que le dernier…
Bref, revenons-en à l’enchanteur, le merveilleux monde sous-marin des sirènes. Aujourd’hui, je vous ai réuni quelques sources d’écailles et d’accessoires en coquillage que j’ai ramassées depuis ce premier vendredi des Fées sur le sujet, dont des livres, un film et une véritable sirène ou ce qui s’en approche, des sources qui présentent le côté magique et fantastique de ces êtres légendaires tout comme celui plus sombre et inquiétant qu’on leur prête bien souvent. En effet, comme les fées, les représentations des sirènes ne font pas l’unanimité. Elles ne sont pas toujours douces et gentilles, parfois, et je dirais même plutôt souvent, elles sont dangereusement belles, que leur apparence soit réelle ou un glamour camouflant des dents bien pointus, des yeux de poisson menaçants, une peau gluante et repoussante (du point de vue humain du moins). S’entremêlent donc ci-dessous magie, horreur, duplicité et mystère.
Dans la première source que je souhaite vous présenter, magie et horreur (sous forme de drame inspiré par l’histoire principalement) se trouvent entre les pages de Skin of the Sea de Natasha Bowen. Ce livre m’attendait dans ma PAL depuis sa sortie, ou presque. Je l’ai enfin lu l’été dernier et j’ai grandement apprécié cette histoire de sirène très différente. L’autrice d’origine nigérienne et galloise s’est inspirée de Mami Wata, esprit légendaire aquatique des côtes africaines, pour nous entraîner dans une histoire où la figure de la sirène rencontre les drames maritimes des navires esclavagistes. J’ai dégoté la suite et finale de cette duologie récemment. J’ai bien hâte de connaître le fin mot de l’histoire et de m’immerger à nouveau dans cette fiction qui mêle histoire et mythologie de façon très captivante.

Dans la prochaine source, on tombe carrément dans l’horreur, quoi que ça demeure de l’horreur assez accessible, étant donné que ce livre vise un public jeune adolescents. Comme je ne suis pas très horreur, en film ou en livre, je n’aime pas plus que cela me faire peur, ce registre est parfait pour moi. Il s’agit d’un autre roman, Les sirènes du golfe de Johanne Dallaire, que mon conjoint et moi avons commencé à lire il y a plus d’un an. Nous progressons lentement, parce que ce n’est pas toujours facile de trouver un moment où nous avons tous les deux le temps et l’envie de le lire. Ici, on est dans une ambiance plutôt inquiétante avec une famille en visite aux îles de la Madeleine qui sont presque embarqués malgré eux, bon au moins pour les jeunes de la famille, dans un tour en bateau thématique légendes des îles, dans lequel les sirènes tiennent un rôle troublant. Le ton et le style s’adressent définitivement à un public plus jeune, ce qui ne nous empêche pas d’apprécier la lecture. Je suis curieuse de voir où cette lecture nous mènera. Les sirènes seront-elles les vilaines dépeintes jusqu’à présent ou est-ce que le danger qui guette cette famille viendra d’ailleurs ? N’est-ce pas un parfum de duplicité que j’hume dans l’air ?
Parlant de duplicité, en voici un autre roman qui aborde les sirènes sous cet angle, quoi que ce n’est pas tout à fait la duplicité du glamour mentionnée au début. Sea Witch de Sarah Henning est un réécriture de conte de La petite sirène de la perspective d’une sorcière en émergence. Dans cette version, moins de sirènes, plus de vie côtière du côté terrestre ; et sirène et sorcière ne sont pas tout à fait ce qu’elles semblent être au départ. Je n’ai pas autant aimé que le premier roman cité ci-dessus, mais j’ai quand même bien apprécié cette réécriture. Je lirai la suite avec curiosité, bien que ce tome me semble se suffire en soi. Je pense que le dernier volume projette dans un futur un peu lointain, bref, je verrai le jour où j’y plongerai.



Duplicité et apparence trompeuse sont aussi des thématiques sous-jacentes de l’oeuvre suivante dont je voulais vous parler. Cette fois-ci, il s’agit d’un film d’animation que j’ai visionné ce printemps « Ruby Gillman, Teenage Kraken ». On y trouve deux versions de créatures maritimes mythiques, les krakens, dont fait partie la famille de notre héroïne qui se cache sur la terre ferme sous une forme quasi innocente et petite pour une raison qu’on ignore, et les sirènes qui sont tous deux ennemis jurés depuis des lustres. On suit Ruby qui découvre la vérité soudainement sur le passé de sa mère et leurs origines mythiques, et qui en retour se rebelle contre l’autorité parentale, retraçant ce que sa mère a fui. J’ai grandement apprécié ce film qui combine habilement les codes du teen drama aux aspects fantastiques et mythiques de l’histoire. Je ne peux pas vous en dire beaucoup sans vous divulguer plusieurs éléments de l’histoire, mais pour ceux et celles qui apprécient les histoires maritimes fantastiques, ça devrait avoir de quoi vous plaire ! Je vous joins la bande-annonce, mais je la trouve un peu spoilante. À vous de voir !
Enfin, je ne pouvais pas reparler de sirènes sans vous en présenter une que j’ai croisé sur les eaux d’Instagram il y a plus d’un an, Coral Koi. Une vraie de vraie sirène, ou ce qui s’en rapproche le plus tout au moins. Sa pétillance et sa passion m’ont conquise et depuis, je suis avec plaisir ses aventures nautiques qui me permet par la bande de découvrir un peu de celles des autres sirènes de sa bande. Jusqu’à récemment, j’avais une vague idée que c’était une chose qui existe, des personnes qui incarnent le rôle de sirène ou autre être légendaire dans le cadre d’événements ou d’activités. Une idée qui s’était précisée quelque peu après avoir lu le troisième tome de A Pumpkin Falls Mystery : Really Truly d’Heather Vogel Frederick, série jeunesse que j’adore par ailleurs. Dans ce troisième volume de la série, Truly, notre héroïne, passe une partie de son été dans un camp de sirène où elle apprend à nager avec une queue de sirène en silicone. J’ai ainsi appris l’existence d’écoles de sirène. Et à quel point c’est vraiment un art que de maîtriser la nage avec un tel accessoire, qui soi dit en passant pèse assez lourd pour les versions en silicone, plus réalistes que celles en tissu. Après cela, j’ai bien croisé une fois une personne qui incarnait une sirène comme Coral Koi, à un événement dont je vous ai déjà parlé, le Festival celtique de Québec, mais je l’ai seulement contemplé de loin. Toutefois, c’est en suivant Meagan alias Coral Koi que j’ai mieux compris cet univers enchanteur bien réel et la prochaine fois que je croise une sirène dans la nature, j’irai la saluer.
C’est drôle parce que j’ai tout de même plus d’intérêt pour les fées aériennes et terrestres que les sirènes, pourtant je ne suis aucune personnalité féérique directement sur les réseaux sociaux, pour l’instant. Vous en connaissez ? Malgré cela, je pourrais continuer à citer d’autres sources de sirènes comme un de mes films préférés du studio Ghibli, Ponyo, néanmoins, je pense que c’est suffisant pour cette fois. Je reviendrai certainement sur le sujet à un autre moment (et sur Ponyo plus que probablement), au mois de mai ou non. Et en attendant, je peux continuer à rassembler de nouvelles inspirations à queue de poisson. En avez-vous à me recommander ? Avez-vous croisé de jolies sirènes durant ce Mermay ? Ou des terrifiantes ?
Pour conclure, je n’avais pas prévu inclure ceci, mais hier soir, après avoir édité le principal de ce billet, j’ai eu envie de dessiner… une sirène ! Je ne me rappelle pas avoir déjà tenté d’en dessiner une, outre une mini version dans un coin d’un de mes carnets de lecture. Et comme c’est dans le thème, des sirènes et du Mermay, je me suis dit, pourquoi pas vous la partager ! Sur ce, je vous souhaite un dernier week-end de mai merveilleux et féérique.





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