Un creux en forme de chat dans le matelas

Tranche de miaougraphie qui s’égrene

Durant nos premières semaines de vie partagées avec Gigi, je me suis demandée si Gigi prendra un jour autant de place dans le lit que Clément. Il faut dire qu’elle pesait tellement rien au début que je me réveillais au milieu de la nuit pensant la trouver à mes pieds et me rendre compte qu’elle n’y était pas ou bien l’inverse. Elle ajoutait presque rien au poids des couvertures, donc, je ne pouvais pas déterminer ses allers et venues. J’avoue que ça a été cause de quelques insomnies prenant la forme de réveils intermittents à travers la nuit… C’est sûr que j’étais rendue habituée, après 15 ans avec un chat bien corpulent, à ressentir les déplacements du lit quand Clément quittait ou sautait sur le lit. Même s’il ne faisait pas ou peu de bruits, ce transfert de poids était presque aussi bruyant.

Gigi est rendue pas mal grande, là-dessus, il ne lui en manque pas beaucoup pour rattraper la grandeur de Clément. Côté poids, elle demeure très menue, même si son cou a épaissi. Elle est encore loin du poids de Clément (dernière pesée il y a un mois environ à 8 livres, un peu moins de 4 kg), mais tout de même, ça commence à faire une différence. Je sais avec plus d’assurance si elle est couchée à mes pieds ou non. Elle prend tout de même beaucoup moins de place que Clément, quoi qu’elle sait s’étendre pour couvrir le plus d’espace possible. Nous avons récemment passé une période de dix jours, seules ensembles, pendant que mon conjoint était en voyage de l’autre côté de l’Atlantique, et nous en avons tous les deux profité pour occuper plus de surface sur le lit.

Toutefois, si elle n’occupe pas l’espace autant que Clément dans l’absolu, notre princesse des bois compense définitivement d’autres façons. Elle aime se glisser sous les couvertures, et ce, depuis ses premiers temps à dormir dans la chambre avec nous. S’il n’y a pas de trou qui lui permette de se glisser, elle peut miauler pour qu’on lui soulève un coin de couverture, surtout le matin. Elle se couche aussi régulièrement sur notre poitrine, en ronronnant, ce que Clément faisait très peu. Et son poids se fait définitivement sentir dans ces moments-là. Encore ce matin, après ma première alarme, elle s’est précipité sur le lit en miaulant, s’est couché sur moi en demandant des caresses, et s’est mis à ronronner, le plus doux des réveils !!

Au début, Gigi dormait presque toute la nuit avec nous. Dernièrement, elle dort moins longtemps avec nous, je pense même que certaines nuits, elle dort dans le salon. C’est un peu difficile de la voir devenir de plus en plus indépendante. Elle grandit tellement vite ! Au moins, elle demeure très affectueuse et je pense qu’elle le restera, c’est dans son tempérament. Et puis, Clément aussi ne dormait pas toujours avec nous ou pas toute la nuit. Il avait ses périodes où il avait besoin de plus d’espace que d’autre ou préférait simplement dormir dans un autre coin de la maison, pour une raison bien à lui. Puis, il revenait s’installer à nos pieds pour dormir une partie ou la majorité de la nuit et du matin. Pour Gigi, je sais qu’elle dort plus nerveusement que son grand frère, elle a le sommeil léger des chats. L’un de nous se tourne dans le lit, elle se réveille et s’enfuit. Elle revient parfois rapidement, mais pas toujours. C’est peut-être en partie pour cela qu’elle préfère dormir dans son arbre à chat ou un des coussins de sol qu’elle affectionne dans le salon, son sommeil est ainsi moins perturbé.

Elle a le sommeil léger la nuit, mais le jour elle peut dormir dur dur dur. Ainsi, si la nuit dans ses premiers temps avec nous, je me demandais où elle était si elle n’était pas à mes pieds, le jour, je m’inquiétais de savoir si elle respirait ou non. Je ne me rappelais plus avoir vécu cela avec Clément chaton, jusqu’à ce que Gigi entre dans nos vies. Cependant, même si j’ai veillé le sommeil de mon vieux chaton (quand il n’était pas encore vieux) autant qu’elle les premières semaines, il était plus facile de constater que Clément dormait bien que Gigi. En effet, j’ai appris qu’il n’est pas facile de discerner le soulèvement du petit ventre tout sombre de notre cocotte. Avec les motifs de son poil de tabby et ses teintes de pâle à foncé, il me semble, de mémoire, qu’il était plus aisé de constater que le bedon de Clément se soulevait au rythme de sa respiration. Maintenant, cette différence a moins d’impact puisque ça m’inquiète moins. Gigi est presqu’adulte et surtout, nous avons un meilleur portrait de sa santé globale que durant ses premières semaines avec nous. Je suis relativement rassurée, pas que j’ai totalement arrêté de m’inquiéter, c’est seulement devenu une source d’inquiétude de moindre importance. Disons simplement que je ne vérifie plus tous les quinze minutes si Gigi respire bien… Il y a tout de même un truc que j’aurais aimé avoir plus tôt et c’est par hasard que je l’ai découvert.

Notre petite Giselle s’est trouvé dans cette position en se couchant près de la peluche de Princess Honeybelle, éventuellement, la renversant sur elle-même, tout en continuant de dormir, se trouvant ainsi à soulever légèrement la peluche à chacune de ses respirations. Trop adorable ! Et très utile !

Bref, voilà quelques souvenirs de nuits passés auprès de mes bébés chats, tous deux si différents et si similaires à la fois. Le premier a laissé un énorme creux dans le matelas et la deuxième creuse tranquillement le sien.

5 réponses à « Un creux en forme de chat dans le matelas »

  1. Ce sont de bons souvenirs, Marie-Luce !!! Bonne fin de soirée et agréable vendredi.

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  2. Impossible de dormir avec mon chat : si la première partie de la nuit se passe bien, dès que la faim se fait sentir, en général à l’aube, il me donne des coups de pattes sur le visage et me mange les cheveux jusqu’à ce que je me lève 😅

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  3. On s’inquiète facilement, j’espère qu’ils ne le ressentent pas trop.
    Je vous souhaite le meilleur avec la belle Gigi, qui effectivement, grandit à vue d’œil. 😻🐈‍⬛

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  4. 😻😻🐈🐈‍⬛😊

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  5. Elle est vraiment trop mignonne.

    J’ai toujours au moins un chat sur mes pieds (Newton, en général) et souvent Arrakis couché entre nous. Certaines nuits, on arrive à avoir les 4 ! Loki est le roi pour se glisser sous les couvertures et la couette.

    Mais là, il fait très chaud, donc, ils recherchent la fraîcheur… et miaulent tôt le matin pour accéder à la terrasse.

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