Graine de miaougraphie
Oh la la ! J’ai beau commencé à reprendre un rythme plus régulier sur le blog, je traîne encore beaucoup de backlog. Il y a bien des choses que je ne considère plus comme tel, car elles sont moins liées à une temporalité spécifique, mais celle-ci, je pensais bien la sortir pour ou très près de cet anniversaire important, une demi-année passée avec notre princesse des bois. Au lieu de cela, j’y reviens pour son premier anniversaire estimé de vie (et de plus en plus près de son premier anniversaire de vie commune avec nous). Qu’à cela ne tienne, il est assez facile de revenir à ses premiers six mois avec nous par le biais d’écran interposé ! En effet, entre octobre et mars, nous avons visionné avec Gigi les trois oeuvres cinématographiques qui ont influencé son nom sous sa forme courte et longue (Giselle si vous ne vous rappelez pas de la longue).
Premier temps : Octobre ensorcelant



Entre les préparatifs pour l’accueil de Gigi et ceux de son premier Halloween avec nous, le tout au rythme des défis Pumpkin Autumn Challenge et du Challenge Halloween, c’était l’occasion parfaite de visionner avec elle la première oeuvre sur lequel son nom est basé, Kiki’s Delivery Service – la même version doublée en anglais (sur cassette VHS) vue à plusieurs reprises avec son grand frère. Bon, visionner est un grand mot. Chaton a dormi presque tout au long. Il faut dire qu’elle était encore tellement jeune et qu’elle dormait ou somnolait, du moins, presque toute la journée. Ses périodes réveillées duraient rarement la longueur moyenne d’un film, et ça c’est quand elle jouait beaucoup. N’empêche que ce premier visionnement de ce bijou d’animation (car il ne sera sûrement pas le dernier) a été un moment spécial. Spécial parce que c’est lié avec les origines de son nom et parce que c’est lié à une activité maintes fois entreprise avec Clément.
J’ai pris plaisir à ponctuer de touches de sorcellerie le premier automne de Gigi, toute chatte noire qu’elle est et surtout avec son passé forestier, ça lui allait à ravir. Princesse des bois, sorcière à ses heures, aventurière en devenir ! Mais la véritable magie marquant ces premiers mois avec Gigi a émané simplement de sa présence auprès de nous. Je ne vais pas vous le cacher, ces premiers mois ont été ardus, il y avait beaucoup à faire pour ajuster notre environnement et le rendre sécuritaire. Professionnellement, j’apprenais encore mes nouvelles tâches à cette période en plus de cela. Un chaton d’environ 3 mois, ça demande aussi beaucoup d’attention, même si ça dort beaucoup. Sans autre chat à la maison, la socialisation de Gigi nous incombait entièrement et nous avons pris cela au sérieux, jouant à tous les jours avec elle au moins une heure par jour. Et mes nuits étaient raccourcies, puisque je me réveillais fréquemment pour vérifier où elle était et veiller à ce qu’elle se porte bien. Avec le bagage émotionnel d’accueillir un nouveau chat après Clément, l’automne n’a pas été de tout repos. Cela ne m’a pas pour autant empêcher de profiter pleinement de sa présence auprès de nous.
Deuxième temps : Février féérique

Attendons-nous, ce n’est pas avec la période des Fêtes que j’ai pu me reposer, particulièrement compte tenu du nouveau venu qui a rencontré Gigi, le sapin de Noël ! Quoi qu’encore la magie a opéré au travers des frasques et des doux moments passés avec notre charmante demoiselle. Si l’automne a souligné son côté sorcière, les Fêtes ouvrant la saison de l’hiver a plutôt remis de l’avant son statut de princesse. D’abord, avec l’introduction de son château avec deux tours (ou comme on dit modernement, son « condo »), l’arbre à chat qui a été son premier cadeau de Noël (d’avance). Même une princesse des bois a droit à son château, avec vue sur les frontières de son royaume. Et en bonne princesse des bois, Gigi a passé cette période à courir partout, grimper dans son arbre, excusez, son château, et sauter des « remparts » à l’enceinte de son château (aka le futon), quand elle ne roupillait pas bien sûr. Ses périodes d’éveil se sont allongées durant cette période, mais elle tenait encore rarement plus d’une heure d’affilée à être active ou semi-active.



C’était donc bien à propos que de lui faire découvrir le deuxième film qui a inspiré son nom, sous sa forme longue de Giselle, en visionnant avec elle Enchanted, cette histoire de princesse Disney pas comme les autres, à partir de ma copie DVD que j’ai visionné au moins une dizaine de fois avec son grand frère. Cette fois, mon conjoint ne s’est pas joint à nous pour l’entièreté du film. En fait, je pense qu’il a seulement réussi une ou deux fois à le regarder jusqu’au bout avec moi, ce n’est vraiment pas son genre de divertissement. Apparemment, j’ai des photos de Gigi devant un épisode de Doctor Who Classic, mais pas devant Enchanted… Oh non ! Il nous faudra le revoir. Peut-être après avoir enfin visionné la suite parue récemment, Disenchanted, ce qui n’est toujours pas fait bien que je me suis abonnée à Disney Plus il y a quelques mois en partie pour cela (surtout, il y avait une bonne offre pour un prix réduit pour un an). Ah non ! J’en ai trouvé une, il me semblait aussi. De toute façon, je pense qu’elle n’est pas restée dans le salon avec moi pour toute la durée du film, donc, nous devons le voir à nouveau ensemble !

Quand j’écris visionner ensemble, ça demeure relatif. Gigi interagit peu avec la télévision. Durant ces premiers mois, Gigi a interagi à quelques reprises avec, ce qu’elle ne fait plus vraiment maintenant. Je pense que peut-être que la position de l’écran qui a changé vers Noël a eu une certaine influence. L’éclairage est sans doute différent et retient moins son attention qu’avant. Elle interagit encore avec le meuble de télé cependant, surtout s’il y a des trucs à sa portée au bas de l’écran. Dire que durant ses premières semaines avec nous, elle pouvait à peine accrocher quelque chose qui dépassait le bord du dessus du meuble, pas si haut que cela, et maintenant, rien, absolument RIEN, n’est à son abri si c’est posé là, comme le démontre la photo devant le film Enchanted. Par ailleurs, si rien n’est pas à son abri, ça ne signifie pas que rien ne doit être laissé sur le rebord de la télévision, car si elle a de l’espace, elle grimpe devant. Il s’agit de laisser des choses qui lui sont de peu d’intérêt pour elle et peu de risque de bris pour limiter son accès (un livre, un DVD, etc.). Et ça suffit ! En général… Même si elle ne profite pas comme nous du film, je suis sûre qu’elle apprécie nos soirées cinéma si ce n’est que pour profiter de la présence de ses deux parents dans le salon.
Troisième temps : Mars épanoui
Comme vous le savez sans doute, la suite de l’hiver a été marquée par sa grande opération, la stérilisation, et sa convalescence devant les Olympiques. Juste avant son opération, en fait à la date initiale qui avait été prévue pour son opération, date changée par manque de vétérinaire pour cette journée, Gigi a eu ses premières et dernières chaleurs. Que ça a été pénible ces quelques jours ! Mais ça ne l’a pas été autant que pour elle-même. Pauvre cocotte, elle ne savait pas quoi faire de sa peau, sauf quand elle arrivait à s’endormir. Elle passait la journée à miauler ou geindre, que nous soyons près d’elle ou non. La flatter ne lui apportait pas grand réconfort. La brosser, un peu plus, mais ce n’était qu’un répit temporaire. Par chance, ça n’a pas duré et le plus important, elle ne l’était plus lors de son opération (ils peuvent opérer quand même, mais la chatte risque de perdre plus de sang durant l’opération). Au plus profond de l’hiver, Gigi a grandi énormément, ce qui rend très approprié d’avoir visionné le dernier des films inspirant son sobriquet aux portes du printemps, presque jour pour jour six mois après notre rencontre avec notre princesse des bois, la comédie musicale Gigi (1958) avec Maurice Chevalier, Leslie Caron et Louis Jourdan, cette histoire d’une jeune fille éduquée au savoir-vivre des courtisanes par sa grande-tante qui devenient femme. Cette fois-ci, toute la famille (mon conjoint, Gigi et moi) avons visionné ensemble et cette fois-ci, je n’ai vraiment pas de photo ou de vidéo de ce moment.



Ce film-là, je l’ai seulement vu une fois dans le passé, sans mon conjoint, et je ne saurais dire où c’était, si c’était à la maison et si Clément était près de moi ou non. Il était en vie, ça c’est certain, du reste, mystère ! Je ne me rappelle pas l’avoir adoré, lors de ce premier visionnement, mais j’aime beaucoup les comédies musicales de l’âge d’or de ce genre, alors, c’est pour cela que je le citais comme troisième inspiration pour le nom. Je ne sais pas si c’est mon regard qui a changé, mes attentes, le fait qu’un chat est la véritable star du film ou la présence de Gigi chaton, toutefois, j’ai beaucoup plus apprécié ce film au deuxième visionnement (même si le numéro d’intro me met encore mal à l’aise). Tellement que j’ai décidé que je devais lire la version de Colette qui a inspiré le film. Bon, je n’ai pas mis la main directement sur celle-ci, parce que j’ai appris en cherchant sur le film qu’une adaptation en BD venait de paraître et j’ai opté pour poursuivre ma découverte de l’œuvre, avec ma Gigi, sous cette forme.

D’ailleurs, pour la fin de la première année de vie commune avec Gigi ou le début de sa deuxième, cela se fera sans aucun doute au rythme de la lecture des œuvres ayant inspiré les films qui m’ont fait adoré le nom de Gigi, entre cette BD basée sur l’œuvre de Colette (et possiblement la version originale) et les deux premiers romans de la série que Hayao Miyazaki a adapté pour son film, Kiki’s Delivery Service, que je devrais recevoir à temps pour ma fête. À ma connaissance, il n’y a pas d’œuvre originale pour Enchanted, mais je ponctuerai sans doute de quelques réécritures de contes mes lectures avec Gigi. À suivre !
Voilà quelques moments télévisuels partagés permettant de jeter un éclairage différent sur les six premiers mois de vie commune avec notre petite cocotte. Des mois qui ont comporté leur lot de défis autant que de douceur et de bonheur. Gigi a tellement grandi, encore dernièrement. Ma mini puce est rendue une grande chatte. Je suis fière de voir comment elle grandit bien, même si je m’ennuie un peu du temps où elle pouvait facilement tenir sur mon épaule.



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