Fairy Friday sur fond de défi culturel
C’est le temps de la rentrée au Québec, l’été a filé à toute vitesse, mais l’équinoxe d’automne est encore dans quelques semaines. Nous sommes dans cet entre-deux où c’est l’été, bien que l’atmosphère estival se dissipe de jour en jour. Avec tout ce qui m’a occupé depuis la fin du mois de juin, je me rends compte que je ne vous ai toujours pas partagé ici mes dessins du mois anglais en juin et je ne vous ai pas non plus parlé du British Mysteries in summer que Lou et Hilde organisent depuis deux étés (ce challenge a changé de période à quelques reprises, j’avais parlé d’une édition printanière ici). Quoi de mieux que le dernier vendredi du mois, le plus féérique des vendredis du mois en cours, pour y revenir ! Bon, les éléments qui suivent ne sont pas tous également magiques, je vous laisse juge de ce qui est féérique ou pas dans ce qui suit.





En juin, j’ai finalement réalisé cinq dessins, plus ou moins aboutis, inspirés de mon mois anglais, qui ont été précédés d’un autre fait vers la fin du mois de mai. Je l’inclus, car il était dans le ton et surtout, c’est sa juxtaposition au premier dessin « officiel » du mois anglais qui m’a inspiré pour le reste de la série. En effet, j’ai déjà expliqué sur Instagram, lorsque j’ai partagé les dessins ci-dessous, comment je suis tombée sur ce chat buvant une tasse de thé que j’ai dessiné vers la fin de mai en défilant les pages de mon carnet de dessin après avoir dessiné le chat hommage à Ziggy Stardust/Bowie, ce qui m’a donné l’idée de poursuivre sur ma lancée de combiner des personnages félins à des éléments liés au déroulement de mon mois anglais. C’est ainsi que j’ai capturé quelques moments marquants de mon challenge en dessin et en félin, de l’anticipation initiale pour se mettre dans l’ambiance, à mes activités de lectures, de cuisine, de jeux et d’écoute musicale tout au long de juin.

De cette façon, au fil de mes dessins, j’ai mis en mémoire le début d’une trame sonore à ce défi que j’affectionne beaucoup, avec un hommage à un artiste anglais que je connais trop peu; j’ai fait un clin d’œil au jeu vidéo anglais que j’ai commencé, Loco Motive, et en même temps, à toutes les histoires anglaises qui prennent place sur et autour d’un train ; j’ai imaginé Gigi en Austenite, inspirée par la lecture de l’album Little People, Big Dreams sur Jane Austen que j’ai faite à ses côtés (le style de la robe et la couleur sont celles de la couverture de l’album) ; bien sûr, je ne pouvais pas ne pas inclure des fées à travers et j’ai revisité à ma façon les photos des fées de Cottingley dont je vous ai parlé dans le vendredi des Fées de juin; enfin, j’ai terminé en grand avec une aquarelle représentant un scone géant qu’un chaton essaie d’escalader (ou un chat miniature qui grimpe sur un scone de taille régulière, c’est comme vous voulez !), pour souligner un mois de défi tout en scones. Une nouvelle tradition pour mon mois anglais ? Trop tôt pour le dire, mais je me suis énormément amusée à commémorer de la sorte cette édition, première aux côtés de ma sombre cocotte.

Somme toute, ces dessins ne représentent toutefois que quelques instantanés d’un mois anglais assez bien rempli qui, de plus, a débordé au-delà, ce qui n’était pas plus grave puisque le British Mysteries commençait en juillet (et se termine à la fin du mois de septembre d’ailleurs). Certaines de mes lectures et jeux étaient parfaits pour cette suite, consacrée aux genres s’apparentant au polar, au mystère, aux enquêtes policières et aux thrillers se déroulant ou provenant du Royaume-Uni. Entre autres, le jeu vidéo anglais Loco Motive que j’ai commencé en juin et terminé à la fin de mes vacances en juillet est parfait pour ceux et celles qui voudraient ajouter une touche ludique à leur British Mysteries in Summer. Avec son intrigue de meurtre à résoudre sur un train, on ne peut décidément pas demander mieux comme jeu pour un tel défi culturel ! J’ai passé un très bon moment avec les trois personnages avec lesquels on joue tour à tour, jusqu’à l’épilogue, où on doit changer du point de vue de l’un à l’autre pour pouvoir résoudre l’affaire et démasquer le ou les meurtrier(s).
Bien que mon dessin du chat assied dans le train est directement inspiré de mes premières sessions de Loco Motive, il se marie bien à l’autre jeu dont je vous avais parlé en juin, Next station : London auquel je n’ai pas joué en juin, finalement j’ai manqué de temps avec les préparatifs du voyage avec Gigi. Cependant, mon conjoint et moi avons eu l’occasion d’y jouer une première fois en juillet et d’y rejouer depuis. Un jeu très intéressant invitant à planifier le plus stratégiquement (pour les points du moins) possible quatre lignes de train à travers Londres. Il en existe d’autres versions, inspirées de Paris et Tokyo, et possiblement d’autres, je n’ai croisé que ces trois-là pour l’instant. Ça prend un peu de temps au départ pour bien prendre connaissance des mécanismes de jeu et des règles avant de se lancer, mais après, ça roule rondement ! C’est un jeu qui se joue seul aussi, et je vais probablement me faire quelques parties en solo.
Niveau lecture, deux livres sont représentés dans mes dessins, les deux albums de ma PAL pour le défi en fait, celui sur Jane Austen et celui sur les fées de Cottingley, que j’ai lu peu après la fin du mois de juin (très bel album d’ailleurs). Néanmoins, plusieurs autres lectures auraient pu m’inspirer des dessins, avoir eu plus de temps encore pour dessiner. En juin, j’ai lu quatre livres de la PAL que j’avais présenté en vidéo dans mon changement de la garde, plus un que je n’avais pas montré puisque je n’ai que la version numérique, Lady Susan de Jane Austen. En juillet, j’ai lu les deux autres inclus dans la vidéo, plus Cottingley Fairies, Kiki Kallera Conquers a Curse de Sangu Mandanna et The Natural Navigator de Tristan Gooley. J’ai ajouté à cela en août Rebecca de Daphne du Maurier, qui convient très bien aussi au British Mysteries, comme le suivant, Rise of the Huntress de Joseph Delaney. Bref, il m’aurait fallu dessiner un peu plus pour capturer toute ces lectures anglaises et y inclure des références à l’espace, au voyage dans le temps ou à la Seconde Guerre Mondiale, à du pain et des lettres, avec un chat tatoué, aux paysages de la campagne anglaise et ses grandes maisons, à quelque chose d’épique et à une sorcière… J’ai bien dessiné en juillet, continuant sur la voie de mon vœu pour une année créative en 2026, à raison d’au moins deux sessions par semaine, seulement, j’ai opté pour d’autres sujets, inspirés d’autres aspects de ma vie.


Jusqu’à présent, il n’y a pas tant de fées dans tout ça, mais j’y reviens, ne vous inquiétez pas, avec ma dernière lecture de cet été anglais qui en a été bien rempli ! J’ai enfin commencé une série qui traînait dans ma PAL depuis une éternité, un classique de la littérature jeunesse anglaise, The Borrowers de Mary Norton, qui met en scène une famille de petits êtres vivant de ce qu’ils grappillent chez les humains près de qui ils habitent. Vous connaissez peut-être son adaptation cinématographique de 1997 par Peter Hewitt avec John Goodman, Jim Broadbent et Flora Newbigin. Ou encore celle du studio Ghibli, Arrietty : le petit monde des chapardeurs. Bon, la lecture en soi n’a pas été le coup de cœur espéré, bien que j’ai passé un très bon moment et que j’ai apprécié énormément les illustrations. J’ai tout de même hâte de lire la suite et de savoir ce qui attend la famille Clock. Dans ce livre, on ne trouve pas une version très classique des Petits peuples. Les chapardeurs n’ont pour magie que leur incroyable ingéniosité et leur insatiable curiosité. Leur apparence est somme toute très humanoïde, si ce n’est de leur taille infiniment réduite. Leur taille combinée à leur ingéniosité suffisent à les rendre quasi invisible aux humain-es. Ces petits êtres fort sympathiques ont un petit quelque chose qui évoque lutin et gnome, sans en être tout à fait.
Cette lecture m’a par ailleurs motivé à revoir le film de Ghibli, ce que nous avons fait plus tôt ce mois-ci, mon conjoint, Gigi et moi. C’était intéressant de comparer l’adaptation à l’original. Le Pod du film est très différent de celui du livre, tout comme les infrastructures de transport qu’il utilise pour aller chaparder. Aussi, Arrietty dans le livre n’était jamais sorti dehors au début de l’histoire et rêvait du ciel bleu, des herbes et des fleurs qu’elle apercevait de la grille perçant la fondation de la maison. Cependant, après avoir lu le livre, j’ai mieux compris pourquoi le film finit de la sorte (je ne vous dirai pas comment, pour ne rien gâcher, ceux et celles qui savent savent) et cela respecte énormément l’esprit du livre (même si le livre offre une conjecture de plus sans rien dévoiler pour sûr). J’avais oublié qu’il y avait également un film live-action de 1997. Je l’avais vu plus jeune, mais je ne pense pas que je savais à l’époque que c’était basé sur un livre. Ça me donne envie de le revoir. Apparemment, il y en aussi un de 1973, lui je ne l’ai pas vu et je serais curieuse de le visionner aussi.
Je pense que ce sera probablement ma dernière lecture anglaise de l’été. Je clôturerais ainsi la prolongation du mois anglais/British mysteries in summer de la façon dont j’ai fini le mois anglais officiel en juin, avec une éclatante dose de féérie. Et j’espère que votre mois d’août se conclura de façon similaire. Passez un week-end des plus enchanteurs !
Je vous laisse sur l’hyperlapse de mon scone en aquarelle, avec un aperçu de quelques-unes des aquarelles qui ont précédé celle-ci. Bon appétit !




Laisser un commentaire