Dans les bagages d’une princesse des bois – à l’aller

Graine de miaougraphie voyageuse

Êtes-vous prêt-es à suivre les aventures pancanadiennes de notre charmante Gigi ? En fait, je ne sais pas si je suis moi-même prête à m’y lancer pleinement, mais bon, il faut bien commencer quelque part à un moment donné ! Alors voilà, pour la Miaougraphie volet blog, j’ai opté pour commencer par le commencement, l’envol – des préparatifs à la maison au passage de la sécurité jusqu’aux vols en eux-mêmes. Comme c’était un peu lourd, j’ai séparé en deux parties : les bagages et les vols (de la sécurité à l’atterrissage). Il y a beaucoup de particularités à voyager en avion avec un chat ou un autre animal, quoi que ceux et celles ayant voyagé avec des bambins retrouveront sûrement quelques similarités. N’ayant jamais moi-même vécu cette dernière situation, je ne peux faire directement les parallèles.

Je n’ai pris que cette photo durant la préparation des bagages. Trop (pré)occupée pour songer à documenter visuellement le processus.

Préparer des bagages pour voyager avec un chat, surtout quand on n’a pas l’habitude, c’est tout un exercice déjà en partant ! Par chance, je me suis prise d’avance, j’ai commencé à préparer les bagages presqu’une semaine avant le départ, ce qui n’était pas de trop vu tous les petits détails à régler à la dernière minute. Qui plus est, je souhaitais limiter mon stress pré-départ pour limiter l’impact de celui-ci sur notre cocotte. D’ailleurs, la majorité des bagages était dans la voiture avant la soirée de la veille du départ, question de limiter les allers-retours dans les heures précédant le grand départ. Le temps de préparation, donc, pour limiter les possibles irritants devait faire partie de l’équation de la gestion des bagages. Ensuite, le deuxième aspect sans grande surprise, c’est l’espace. Là-dessus, d’abord, il faut savoir que Gigi et son sac de transport comptait comme mon bagage à main. Ainsi, il ne me restait qu’un item personnel et nous avions aussi inclus un bagage enregistré pour moi. Mon conjoint avait, quant à lui, un item personnel et un bagage à main. Ainsi, entre mon item personnel, le bagage enregistré et l’espace restant dans les articles de mon conjoint, il fallait trouver l’espace pour mes choses et celles de Gigi. Pour nous-mêmes, nous avions prévu de voyager relativement léger, ce qui est facile pour mon conjoint, il en a l’habitude. De mon côté, j’aurais bien rempli à peu de choses près mon item personnel et le bagage enregistré juste avec mes effets, surtout que la météo annonçait des températures fraîches pour la période, donc, il fallait prévoir des vêtements chauds en plus de ceux d’été. Malgré l’espace limité, j’ai réussi à trouver de l’espace pour quatre livres (dont un très petit) et un peu de matériel d’art (une petite tablette Mixed media et mon ensemble d’aquarelle solide).

Alors, qu’est-ce qu’on amène pour une princesse des bois en mission diplomatique ? Pensez à ce que ça implique de voyager avec un chat ; nourriture, litière, transport, soins de base, effets de la maison. Cependant, vu l’espace restreint et le poids aussi, nous n’allions pas traîner tout ce dont elle aurait besoin pour ces dix jours de voyage avec nous en avion ! Nous avons donc fait livrer sur place une partie de ce que nous aurions besoin pour ne pas traîner un sac de croquettes et un de litière d’une côte à l’autre ou presque ; et aussi pour nous assurer que Gigi aurait la nourriture et la litière de marques qu’ils lui sont familières (sans avoir à dédier du temps sur place pour trouver tout ça). L’avantage d’héberger chez des proches ou des ami-es, c’est que c’était simple d’arranger les livraisons avant notre arrivée. Tout de même, il restait beaucoup à empaqueter pour Gigi pour le trajet de la maison à Edmonton incluant son sac à dos de transport, son enclos avec tunnel, la litière portative, quelques jouets, les pipi pads (même si Gigi n’est pas habituée à cela), ainsi que quelques accessoires de plus pour lui évoquer la maison. Sans oublier, bien sûr, ses compagnons de voyage, Clément II et Grim. Pour ce dernier, c’était très simple, il allait voyager avec Gigi dans son sac de transport pour les vols, mais Clément II, lui, vu sa taille plus grande, devait trouver place dans un de nos bagages non enregistrés (pas question de le mettre dans la soute à bagages!).

D’ailleurs, l’organisation des bagages incluait aussi la répartition entre le bagage enregistré et ceux que nous aurions avec nous dans la cabine. Des choses comme l’enclos de Gigi et son deuxième sac de transport pouvaient aller dans le bagage enregistré ; en cas de malchance, nous aurions pu nous en passer et surtout. Ce sont aussi deux items assez encombrants. Pour les items dont nous pouvions moins nous passer ou qui pourraient être utiles durant la demi-journée de voyagement, il était hors de question de les mettre dans le bagage enregistré. Ainsi, la plupart des items pour moi (vêtements, loisirs, accessoires, etc.) se sont trouvés dans le bagage enregistré, sauf pour une petite réserve au cas où, pour les items plus fragiles (ma caméra par exemple) et pour ce qui me serait utile durant les vols (ma tablette, mon chargeur, un carnet, ma bouteille réutilisable). Il fallait donc de la place dans nos bagages de cabine pour Clément II, la petite couverture pour Gigi apportée au cas où il fasse frais dans l’avion, un tapis de la maison qu’elle adore, et la base pour ses besoins y compris sa propre bouteille réutilisable, son carnet de vaccination, ses friandises, ses croquettes et sa litière.

Photo prise durant le voyage où on voit la valise qui m’a servi de bagage enregistré, une vieille valise sur laquelle Gigi a l’habitude de faire ses griffes à la maison.

En effet, même si un sac de nourriture plein et une boîte de litière nous attendaient à Edmonton, j’ai apporté une petite quantité de chaque pour le trajet, et un peu plus au cas où le voyage dérape quelque part. Après tout, nous avions un vol avec correspondance, avec un chaton qui n’a jamais pris l’avion, qui sait si elle voudrait embarquer sur le deuxième avion… J’avais prévu une quantité suffisante de nourriture pour environ une journée et demi, et assez de litière pour couvrir légèrement le fond de sa litière de voyage. La litière comme tel était séparée dans un sac hermétique à part du bac, car le bac pliable prend moins de place plié et vide que déplié. En préparant les bagages, j’ai failli oublier le gant de toilettage. Gigi perd quand même pas mal de poil, et la brosser régulièrement limite les poils laissés dans son sillage, ce qui me semblait essentiel en voyage. Quoi que sûrement que nous aurions pu en trouver un similaire quelque part si je l’avais oublié.

Du reste, il y a certains items que je n’ai pas mis dans les bagages, ni fait livrer d’avance. Des petites choses de base qui se trouvent à peu près partout, dont un mini-balai avec ramasse-poussière, des assiettes jetables (car Gigi préfère manger dans une assiette que dans un bol) et des sacs Ziploc (ça, je n’avais pas tout à fait anticipé leur utilité, que ce soit pour portionner de la nourriture ou pour y conserver les tubes de friandise entamés de Gigi). Le mini-balai, c’est pour nettoyer les grains de litière qui traînent dans le fond de son enclos et au sol, parfois, même si nous faisons attention. Je pense que quand on voyage avec un chat qui utilise une litière, un mini-balai, c’est un must ! Si vous vous demandez pourquoi nous avons pris la peine d’emporter le deuxième sac de transport de Gigi, c’est que son sac de transport pour l’avion, le vert, était nécessaire pour l’avion (le sac à dos ne répondait pas aux critères de la compagnie aérienne pour le sac de transport), utile pour la voiture, mais moins pratique pour les promenades. Le sac à dos est beaucoup plus pratique et ergonomique pour les randonnées. Qui plus est, le sac bleu se plie facilement, ce qui fait qu’il était relativement facile à glisser dans les bagages. Oui, ça prenait un peu de place, mais c’était de l’espace bien utilisé et nous nous en sommes beaucoup servi, vraiment beaucoup.

Pour en revenir à la litière, j’ai longtemps tergiversé à la mettre dans le bagage enregistré ou à main. C’est le point que j’ai débattu intérieurement le plus dans la semaine précédent le départ. J’ai opté pour la dernière option au final. Ce qui m’a décidé, c’est la prévention encore une fois. En cas d’un imprévu, je préférais l’avoir avec nous en tout temps. Finalement, nous n’en avons pas eu besoin, mais c’était rassurant de savoir que nous avions le tout à portée de main. Vous vous demandez peut-être comment nous n’en avons pas eu besoin durant la période d’environ dix heures que nous avons passé en transit avec Gigi. Deux choses ont sans doute grandement contribué au fait que nous n’en avons pas eu besoin. La première étant que sur une recommandation trouvée en ligne à plusieurs endroits, nous avons retiré la nourriture et l’eau de Gigi à quelques heures du vol (l’eau un peu plus tard que la nourriture). Ce n’est pas tant pour la gestion de la litière, quoi que ça aide, que pour limiter les dégâts si elle avait été malade durant le vol.

La deuxième, c’est que j’ai encouragé Gigi à plusieurs reprises dans les dernières heures à la maison à aller faire ses besoins dans sa litière. Bon, ici, quelques détails à savoir. Nous avions un premier vol très tôt le matin, nous devions quitter la maison au plus tard à 4 heures du matin. Vous le savez sans doute, je suis une couche-tard. Ce que vous ne savez pas, c’est que me coucher plus tôt lorsqu’il y a un départ matinal le lendemain fonctionne presque jamais entre les préparatifs de dernière minute et mon niveau d’excitation/stress qui me garde éveillé jusqu’à des heures qui sont plus usuelles pour moi. Entre dormir peut-être trois heures cette nuit-là et être possiblement très poquée au réveil ou rester éveillée et tranquillement préparer les dernières choses pré-départ tout en étant presqu’assurée d’être bien réveillée pour préparer Gigi à son grand envol, le choix a été assez facile. J’ai passé une nuit blanche. Ce qui fait que vers une heure du matin, je disais à Gigi qu’elle devrait aller faire ses besoins. Je lui rappelais environ une heure plus tard. Comme elle ne les avait pas encore fait, vers 3 heures du matin, je l’ai prise et installée à l’entrée de sa litière en lui répétant encore une fois de profiter d’être à la maison pour utiliser sa litière habituelle. Et, cette fois-là, elle m’a écouté et a fait son dernier dépôt à la maison pour presque deux semaines ! J’étais très fière de ma cocotte. Elle allait partir la vessie et les intestins relativement libérés.

J’étais encore plus contente puisque que durant mes derniers préparatifs avant le départ, j’ai fouillé pour obtenir plus d’informations sur les aires d’aisance pour les animaux de compagnie dans les aéroports que nous visitions et j’ai été plutôt déçue de constater qu’aux trois aéroports où nous serions, les facilités semblaient spécifiquement conçues pour les chiens ! Gazon synthétique, avec poteau ou fausse borne fontaine, genre… souvent laissé au soin des propriétaires de nettoyer après leur compagnon à quatre pattes. Je n’étais pas sûre que Gigi serait tentée, même si nous installions sa litière portative sur place. Je suis bien contente de ne pas avoir eu à le tester à l’aller comme au retour. Bref, c’est sous ce bon signe que nous avons quitté la maison, bien trop tôt le matin, en compagnie de notre cocotte, revêtant son harnais Catadventure, dans son sac de transport vert.

Voilà pour les bagages et derniers préparatifs d’avant départ avec Gigi. Pour la prochaine partie, notre princesse des bois décolle avec nous vers l’Alberta.

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