Graine de miaougraphie voyageuse
Dans la première partie, j’abordais l’aspect préparation des bagages et gestion de la litière, en concluant sur le fait que Gigi avait fait ses besoins juste avant que nous partions. Les bagages faits et dans la voiture, Gigi soulagée, c’était le temps de nous mettre en route ! L’heure du premier envol de Gigi approchait. Pour mettre le harnais et installer Gigi dans son sac, ça n’a pas été trop compliqué. Pour l’installer dans la voiture, quelques miaulements au début tout au plus, mais elle fait ça presque à chaque fois qu’on l’a emmené en voiture avant ce voyage. Gigi miaule peu en voiture maintenant. L’arrivée à l’aéroport, aucun problème. Elle est restée calme dans son sac pendant que nous récupérions nos cartes d’embarquement et que nous enregistrions mon bagage. Nous sommes rapidement arrivés à la sécurité.
Dans les parties du voyage qui me stressaient, le passage de la sécurité était l’une de mes plus grosses préoccupations. Je savais que je devais sortir Gigi du sac et traverser avec elle le détecteur de métal (on ne peut pas passer par les scans corporels avec un animal de compagnie). Je ne savais pas comment Gigi réagirait, ni si je pourrais ou non lui mettre sa laisse, etc. Possiblement devoir naviguer la sécurité avec elle dans mes bras, sans laisse, m’inquiétait beaucoup puisque c’est définitivement un des lieux où il y a de fortes chances d’évasion de l’animal accompagnateur. Par chance, nous avions l’avantage d’un vol très tôt le matin et d’arriver près de deux heures avant le départ pour un vol domestique, dans un aéroport de second plan. Il n’y avait presque personne à la sécurité outre les employés quand nous sommes arrivés. J’ai pu procéder tranquillement à mettre mes choses dans un bac, puis sortir Gigi de son sac et mettre celui-ci dans un autre bac. Sauf qu’il n’y a pas qu’elle qui est sortie du sac quand je l’ai prise ! Non, le tapis de fond de son sac de transport a suivi. Cependant, ce n’était pas parce que Gigi ne voulait pas sortir de son sac. En effet, j’ai rapidement constaté que le velcro de son harnais était agrippé au tapis. Alors, d’une main, j’ai pressé Gigi contre moi et de l’autre, détaché le tapis du harnais pour le replacer rapidement dans le fond du sac afin que tout ça passe à la machine à rayon X.
Finalement, je ne l’ai pas attaché à sa laisse, car l’agente a mentionné que la laisse risquait de déclencher le détecteur de métal. Cependant, ce ne fut pas nécessaire, car Gigi est restée très calme dans mes bras tout au long et m’a laissé la remettre dans son sac et l’y attacher facilement. En fait, elle a presque sauté dans son sac dès que j’ai soulevé le poids qu’ils mettent dessus. La familiarisation avec son sac de transport pour l’avion a été un succès, il faut croire, puisqu’elle l’associe avec sécurité et tranquillité ! Je pense que son calme apparent, car c’est certain que sous les apparences, elle était nerveuse, est une marque de confiance envers nous, ses humains. C’est ainsi que Gigi a passé la première grosse étape du voyage, la sécurité, comme une vraie championne, comme une véritable voyageuse aguerrie. Si un jour vous devez voyager avec votre animal de compagnie et que son tempérament est plus nerveux, sachez qu’il est possible de demander de faire l’inspection dans une salle privée. Ça ne nous a pas été proposé à l’aller, mais au retour, à l’aéroport d’Edmonton, pas un, mais deux des agents qui nous guidaient dans le processus l’ont proposé. Nous ne l’avons pas fait, puisque Gigi avait très bien passé la sécurité à l’aller. Toutefois, j’ai grandement apprécié cet égard. Cela dit, je n’ai rien à redire sur le traitement que Gigi et moi avons reçu à l’aéroport de départ.
Pendant l’attente, Gigi a été très patiente. J’ai laissé la porte du haut de son sac ouverte pour qu’elle puisse sortir la tête et regarder autour d’elle, comme vous pouvez le voir dans le petit montage vidéo que j’ai fait récapitulant cette première expérience dans les airs avec Gigi. Elle était attachée par son harnais à la laisse de sécurité de son sac, c’est pour ça que j’étais confortable à laisser la porte ouverte ainsi, mais même attachée à son sac, nous ne pouvons pas la laisser sans surveillance et je vous expliquerai pourquoi lors d’un autre épisode de ce voyage. Il y avait très peu de gens encore une fois dans l’aire d’attente, ce qui aurait pu lui permettre de prendre ses aises. Cependant, c’est un aéroport quand même et il y avait pas mal de messages sur l’intercom et autres bruits ambiants qu’elle n’a pas adoré. Elle a donc sorti sa tête quelques fois, curieuse de ce nouvel environnement, mais a préféré resté allongée à l’intérieur la plupart du temps. On nous a offert de faire l’embarquement prioritaire, vu notre besoin supplémentaire de temps et nous avons grandement apprécié cela. Bien que l’agencement des avions de la compagnie avec laquelle nous avons volé à l’aller et au retour est relativement spacieux, ça reste que placer le sac de Gigi sous le siège devant nous demande de l’espace et un peu de patience. Le sac de Gigi n’atteint pas certaines des limites maximales de taille de la compagnie, mais n’empêche qu’il ne passait pas par le haut des sièges. Et par l’allée, impossible de s’exécuter sans secouer légèrement Gigi. Notre princesse des bois ne s’en est toutefois pas plainte. Je n’ose imaginer ce que ça aurait été d’avoir à la glisser là pendant que pleins d’autres personnes attendent derrière. Pas agréable du tout.
Gigi a passé ce premier vol et les suivants à nos pieds, avec toutes les portes de son sac fermées, en respectant les règles de la compagnie aérienne. Ça, c’est une autre partie du voyage qui m’inquiétait depuis un moment, bien que moins que le passage de la sécurité. En partie, parce que je n’étais pas certaine de comment ça se déroulerait une fois dans l’avion et que j’avais moins de préconception sur les conditions que ça impliquait. Ce qui fait que je n’ai pas tant stressé d’avance là-dessus. Durant cependant, en toute honnêteté, cela a été assez stressant pour moi, surtout que Gigi étant noire comme la majorité de son sac (filets et intérieur noirs ou de couleur très sombre), il était difficile de garder un œil sur son état et ses réactions. Si ce n’était de son harnais coloré plus pâle (rose, bleu et rouge), je n’aurais même pas su où elle se trouvait dans son sac la plupart du temps ! Mais grâce à son harnais, je savais où elle était et dans quelle position. Si un jour, je magasine pour un nouveau harnais, rappelez-moi de prendre en considération le contraste de la couleur sur un fond foncé.
Grâce à son harnais, je peux vous dire qu’elle a passé le vol allongée et a peu bougé. Au point où je l’ai dérangé une couple de fois pour m’assurer qu’elle allait bien (en changeant son sac de position). Nous pensons qu’elle a peut-être miaulé une ou deux fois durant ce premier vol, mais avec les bruits ambiants et sans pouvoir bien la voir, difficile à dire. Je ne sais pas si elle m’entendait, toutefois, je lui ai parlé à plusieurs reprises durant ce vol, et le suivant d’ailleurs, en particulier pour l’avertir quand l’avion s’apprêtait à décoller ou commençait sa descente. J’ai également gardé presque tout le temps un de mes pieds près de la porte grillagée, pour qu’elle puisse voir et sentir que j’étais proche tout au long. Et bien sûr, Grim était auprès d’elle dans son sac. Il a pris deux fois l’avion, lors de notre plus récent voyage en Alberta avant celui-là. Son expérience a dû lui permettre de réconforter quelque peu notre princesse des bois, dans les airs pour la toute première fois ! Clément II n’était pas loin, assis à mes côtés dans le siège. Malgré tout, j’avais hâte d’atterrir à Toronto pour pouvoir vérifier son état et j’étais bien heureuse que ce premier vol soit de courte durée.

Bon, ici, je tiens à préciser que c’est mon conjoint qui s’est occupé des réservations, parce que je ne pense pas que j’aurais choisi un trajet comportant une correspondance aussi serrée pour le premier voyage en avion de Gigi. Bien que nous soyons partis avec un peu d’avance pour le premier vol, ce qui était rassurant tout de même, nous avons été retardé à proximité de Toronto. Pas de place pour atterrir ! Et nous savions où nous devions embarquer pour le prochain vol, mais pas où nous atterrissions. Bref, ça devenait angoissant. Ce que nous ignorions cependant, c’était que le vol suivant se déroulerait sur le même avion que le premier. Avoir su, nous aurions été moins stressés par les facteurs temps et distance. Le prochain vol pouvait difficilement partir sans nous et nous n’avions pas loin à faire pour nous rendre à la porte d’embarquement…
Nous devions malgré tout débarquer de l’avion et attendre le prochain embarquement dans une aire d’attente qui, cette fois, était pleine à craquer. Mon conjoint est parti nous chercher à déjeuner, pendant que Gigi et moi sommes restés près de notre porte d’embarquement pour relaxer et aussi pour faire changer notre siège. Dans la réservation initiale, mon conjoint et moi étions assis ensemble pour les deux vols, mais il y a eu un changement quelque temps avant et nos sièges ont été changés sans que nous le sachions. Je m’en suis rendue compte en recevant nos cartes d’embarquement. Par chance, nous avons pu faire changer le tout. Être séparée durant le premier vol m’aurait moins dérangé, étant le vol plus court. Mais pendant le vol plus long, ça aurait été plus difficile. Je n’aurais pas pu tenter de fermer l’œil de tout le deuxième vol, si mon conjoint n’avait pas été à mes côtés pour veiller sur Gigi pendant ce temps (finalement, je n’ai pas tant dormi, mais j’ai tout de même réussi à me reposer un peu – en rappel, je n’avais pas dormi de la nuit). Pour Gigi aussi, je pense que c’était plus rassurant de nous avoir tous deux proches d’elle. Je n’étais pas la seule à lui parler des fois.

Une fois ce détail réglé, j’ai sorti croquettes et bol d’eau pour Gigi en attendant, mais elle n’a pas voulu y toucher. J’ai ouvert un de ces bâtonnets de pâté semi-liquide, Creamy en l’occurrence, que nous avions commencé à lui donner juste un peu avant ce voyage et ça, elle l’a lapé goûlument. Dire que le temps nous stressait pendant notre premier vol ! Imaginez-vous que l’embarquement a été reporté près d’une heure après l’heure prévue. Nous n’avions vraiment aucune raison de nous inquiéter pour le temps. Peut-être que nous nous serions promenés un peu (nous étions à la fin d’un terminal où il n’y a pas grand-chose) si nous l’avions su… et s’il n’y avait pas un doute qui flottait sur la porte d’embarquement au final, causé par un message confus sur l’intercom (ça ne semblait pas être une journée facile à Pearson). Quoi que Gigi, elle, n’aurait pas pu sortir de son sac durant cette promenade, les règles de l’aéroport de Toronto n’autorisant pas les animaux en laisse, sauf pour les animaux d’assistance. Somme toute, ce retard était plutôt insignifiant et à part s’assurer que les parents de mon conjoint qui venaient nous chercher à l’aéroport d’Edmonton soient avisés de notre arrivée retardée, ça n’avait pas d’autres impacts pour nous. Nous arriverions quand même en début d’après-midi à Edmonton.
Le deuxième vol était plus long que le premier, environ quatre heures et demi. Comme Gigi semblait avoir relativement bien vécu son premier vol, mon niveau de stress était moins élevé (un peu). Durant ce vol plus long, j’ai senti Gigi bougé à quelques reprises, passé la première moitié du vol. Rien d’inquiétant, juste des changements de position. En général, elle est restée couchée et en fait, elle semblait dormir la majeure partie du temps. Je pense que les bruits de fonds de l’avion en vol, au lieu de la déranger, l’ont aidé à s’assoupir. Sans doute que ce n’était pas un sommeil aussi reposant qu’à la maison tranquille dans son arbre à chat… tout de même, c’était rassurant de constater qu’elle semblait juste assez confortable pour se reposer durant les vols. Je ne pense pas l’avoir entendu miaulé une seule fois durant ce vol, malgré les quelques périodes assez turbulentes rencontrées. Près d’Edmonton, nous n’avons pas eu de turbulences et l’atterrissage, comme celui à Toronto d’ailleurs, a été très en douceur. Gigi a vraiment eu deux vols assez calmes comme premiers vols. Nous n’aurions pu demander mieux !
En vol avec Gigi – le ciel s’est dégagé au-dessus des prairies. Sur la dernière photo, le grand lac visible est le lac Winnipeg (Manitoba)




À l’aéroport d’Edmonton, j’ai tenté de voir si elle voulait marcher en laisse, offrant à Gigi la possibilité de sortir du sac, car des aéroports que nous avons visité durant ce voyage, c’était le seul qui permettait les animaux en laisse courte. Elle n’a pas voulu sortir. Entre l’expérience nouvelle des vols et l’achalandage à Edmonton, elle ne voulait même pas sortir la tête de son sac. J’imagine que ce n’est pas très étonnant. Mais bon, nous étions arrivés à destination sans encombres et c’était le plus important. Nous avons aussi récupéré notre valise enregistrée, ce qui est, chaque fois, un soulagement. La plus grosse étape du voyage pour nous trois était traversée, sans dégât, sans crise, tout juste une bonne dose de stress !




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