Des premiers jours simplement fantastiques

Fairy Friday sous forme de graines de miaougraphie voyageuses

D’habitude, je note d’avance quand a lieu le dernier vendredi du mois, car des fois, il survient très tôt, et d’autres fois, il est très tardif. Ce mois-ci, je ne l’ai pas vu venir, pourtant, je savais bien que le 30 était un mercredi (c’est jour férié pour une partie des gens du Canada, ceux qui relèvent du fédéral – journée nationale de la vérité et de la réconciliation). Cependant, je n’avais pas fait le calcul que cela signifiait que le dernier vendredi du mois, c’était cette semaine ! Bon, je ne suis pas totalement prise au dépourvu, mais vu mon planning, j’ai décidé de vous offrir un Fairy Friday version voyage en vous racontant l’enchantement (et le désenchantement par moment) des premiers jours de voyage avec Gigi.

Je vous l’accorde, Edmonton à prime abord, capitale de l’Alberta, n’inspire peut-être pas la féérie, mais avec notre princesse fée-line des bois, nous allons peut-être remettre en question les préjugés, ou pas, à vous de voir ! Je vous propose donc pour ce vendredi des fées de reprendre là où j’avais arrêté dans mon billet sur les premiers décollages de Gigi (et atterrissages, cela va de soi), l’arrivée à Edmonton. Atterris en début d’après-midi après une longue demi-journée de voyagement, nous n’avions pas d’autres plans que de nous installer avec Gigi chez les parents de mon conjoint, qui nous ont accueilli à l’aéroport. Outre la fatigue, la faim nous tiraillait. Nous avions manqué sans le savoir le seul service de repas du vol et avions à peine mangé un muffin et une barre déjeuner à Toronto (le Tim Hortons près de notre porte d’embarquement ne tenait pas de bagels…). Bref, nous avions faim et pour nous, il était déjà trois heures de l’après-midi, bien que localement, la première heure de l’après-midi venait à peine de passer.

Pour éviter de nous compliquer la vie à chercher un endroit où nous pourrions manger avec Gigi, nous avons opté pour un drive-in, et mon conjoint avait très envie de Burger Baron. Ici, je ne vous ferai pas une présentation complète sur cette chaîne de restauration rapide qui n’en est pas tout à fait une, unique à l’Alberta à une ou deux locations près. Si ça vous intéresse, vous pouvez visionner ce moyen-métrage documentaire de CBC ou lire la version courte dans cet article de CBC. L’idée était de nous installer dans un coin tranquille pour manger ce lunch tardif avant de nous rendre à la maison des parents de mon conjoint. Son père a proposé le parterre de la législature de la province, même si parterre n’englobe pas si bien ce que les 57 acres des legislature grounds d’Alberta représentent. Nous ne nous sommes pas promenés cependant, faim, fatigue et un autre inconvénient que nous n’allions pas rencontrer une seule fois lors de ce voyage nous ont incité à trouver un endroit pour s’asseoir, manger, puis repartir.

Les lieux n’étaient pas aussi tranquilles qu’espérés vu des travaux autour du bâtiment, malgré que nous n’en étions pas si proche, installés à l’arrière et en contrebas de la législature, le bruit était signifiant. Néanmoins, il y avait très peu de gens qui circulaient dans notre coin et Gigi n’a pas semblé trop dérangé par les travaux à proximité. J’ai peu pris de photos, à peine quelques fleurs, Gigi (qu’on perçoit à peine) dans son sac et la vue de la législature d’où nous étions (on voit un peu les signes des travaux en cours). J’avais installé le sac de Gigi avec les deux extensions, celle latérale et celle au-dessus,. J’avais ouvert les portes, sans la détacher de la laisse à l’intérieur du sac, mais je les ai assez rapidement fermé, parce que voilà, s’il y avait peu de gens, nous n’étions pas seuls pour autant ! Des dizaines de moustiques nous tournaient autour… et vous verrez, ce fut un motif récurrent de notre voyage. C’est qu’il a beaucoup plu dans les semaines qui ont précédé notre arrivée, beaucoup, plus que les moyennes normales. Et les prairies et les forêts albertaines, quand elles se gorgent d’eau, pullulent de moustiques. Voilà l’inconvénient qui, une fois repus, nous a fait détaler comme des lapins pour nous mettre à l’abri des buveuses de sang par excellence. Au moins, Gigi avec les filets de son sac était assez bien protégée…

Gigi qui explore sa maison temporaire à Edmonton

Le reste de cette première journée à Edmonton a été très calme, très cozy, avec notre installation dans notre chambre d’invité, qui comprenait tout l’aménagement et les vérifications pour Gigi (je pense que je préparerai un billet à part pour cela un jour, comme ça reviendra aussi pour les autres lieux d’hébergement que nous avons occupé pour une ou plusieurs nuits durant ce voyage); souper maison préparé par les parents de mon conjoint et mélange de discussion et de faire découvrir la maison, en laisse, à Gigi.

Gigi, éreintée de son arrivée à Edmonton et réconfortée par Clément II, l’explorateur royal

Pour le dimanche 5 juillet, notre deuxième journée, nous avions un seul plan, un souper chez d’autres proches de mon conjoint, dans leur cour comme l’une des personnes était très allergique aux chats. Comme nous nous remettions tous de la veille et que le lendemain nous prendrions la route pour la portion road trip de notre voyage, l’idée était de prendre ça mollo, tout en profitant un peu d’Edmonton. En cherchant des options pet-friendly, j’ai repéré quelques parcs intéressants, dont un que j’avais déjà brièvement visité, lors de ma toute première visite à Edmonton, le Mill Creek Ravine. Ici, il est à propos de vous décrire un peu Edmonton, pour ceux et celles qui n’ont jamais visité et n’ont jamais planifié de visite là-bas. La ville est coupée en deux par une vallée où coule la rivière Sakastchewan Nord (une très longue rivière (1220 km +550 km) qui prend sa source dans les Rocheuses et se jette dans le lac Winnipeg (pris en photo de l’avion, si vous avez remarqué dans mon billet sur nos vols) après s’être fusionné avec la Sakastchewan Sud. Compte tenu de la géomorphologie de la vallée, il n’y a presque rien de bâti dans la vallée et les abords passables ont été converti en un réseau de parcs incroyables, la River Valley, dont j’ai à peine visité une fraction en mes quelques visites. Ce réseau est très prisé des locaux et on peut y pratiquer toutes sortes de sport : de la randonnée au vélo, incluant quelques pistes de vélo de montagne, et en hiver, raquette et ski de fond.

Lors de ma première visite dans le coin de Mill Creek Ravine, je n’avais pas pu en profiter pour diverses raisons et l’idée d’y retourner me plaisait beaucoup. Comme Gigi aime beaucoup les forêts, ça me semblait un lieu intéressant pour elle, peut-être même pour marcher… Bon, je n’avais pas compté sur l’achalandage d’un tel parc un dimanche où la température était si clémente. Notre princesse fée-line des bois est plutôt timide et elle tend à ne pas sortir la tête de son sac quand il y a bien du monde. En plus, il y avait pas mal de cyclistes (ce qui l’intimide encore plus) et de gens promenant leurs chiens de toutes tailles. Tout de même, elle était calme dans son sac. Une partie du parc est off leash, d’où l’intérêt particulier pour ce parc pour les gens ayant des chiens. Je pensais éviter ce coin, mais finalement, le sentier que nous suivions nous y menais. Comme nous n’étions plus près de la piste cyclable et qu’il y avait par conséquent moins de gens, nous nous y sommes aventurés avec Gigi. Et savez-vous quoi ? C’est dans ce coin que Gigi a bien voulu sortir de son sac, puis même marcher en laisse quelque peu !! Pour la faire marcher, nous avons toutefois trouvé un coin un peu reclus, près du ruisseau. D’ailleurs, c’est d’abord en approchant ce ruisseau que Gigi a enfin point le bout du nez. D’habitude, elle ne semble pas aimer les bruits d’eau intense et le ruisseau était bien gonflé de toute la pluie récente, mais là, elle était franchement intéressée ! Je vous en donne un bref aperçu dans la vidéo ci-dessous. Pour ce qui est de la marche, je n’ai ni vidéo ni photo, bien que je crois que mon conjoint en a. Si j’en trouve dans ses archives, je vous en partagerai.

J’avoue que cette première journée complète à Edmonton a été une journée relativement peu documentée. La charge de la responsabilité de faciliter l’adaptation de Gigi, de bien cerner ses besoins et ses limites, a fait que dans ces premiers moments de voyage surtout, je ne voulais pas diviser mon attention. La fatigue d’une nuit blanche la veille, même si je ne la sentais pas tant après une soirée tranquille et une bonne nuit de sommeil, n’a sûrement pas aidé. J’ai quand même saisi quelques moments de cette journée, juste pas la petite randonnée. Petite, car nous étions un peu pressés par le temps, du moins, le pensions-nous. Puis, il y avait les moustiques aussi… Gigi et moi les tolérions assez bien, mon conjoint moins (il faut dire que les moustiques raffolent de son sang). Nous avons appris après la marche que le souper était reporté quelque peu et que nous avions presqu’une heure à occuper. La personne qui coordonnait le souper nous a suggéré d’aller prendre une glace à une crèmerie artisanale locale, Made by Marcus, dont une des succursales était entre le parc et le lieu du rendez-vous pour souper. Nous avions lunché léger donc, nous n’avions pas peur de gâcher notre appétit et, en plus, il faisait assez chaud. Je vous laisse essayer de deviner par les photos ci-dessous comprenant le menu du moment, les saveurs de glace que j’ai décidé d’essayer (la mienne étant celle en avant-plan, en arrière-plan, il y a le sundae meringue et guimauve maison rôtie que mon conjoint a choisi). Gigi de son côté n’a pas eu de glace, mais un peu de son bâtonnet liquide Creamy et des croquettes (qu’elle a à peine touché).

Un indice : j’ai choisi deux saveurs avec des vibes très albertaines.

Après, ça a été le souper BBQ dans la famille de mon conjoint, avec bien des invités de marque dont moult moustiques. Pour cette raison, nous avons mangé à l’intérieur. Je ne voulais pas laisser Gigi seule dehors, dans un lieu inconnu, tandis qu’elle s’adapte encore au voyage. J’aurais mangé dehors seule avec elle au besoin, mais finalement, l’instigatrice a négocié pour que Gigi dans son sac puisse être installée à l’intérieur au ras de la porte. Elle a miaulé un peu, par ci par là, parfois un peu plus (au grand plaisir de la mère de mon conjoint qui était présente, car elle ne l’avait pas encore entendu miauler). Après le dessert, nous l’avons ressorti dehors et l’avons fait marcher un peu dans la cour en laisse avant de la remettre dans la voiture. Pas que nous avions une grande distance à parcourir, mais vu qu’elle avait passé une bonne partie de la veille et de la journée même dans son sac, c’était important pour moi de lui permettre de bouger dans un lieu moins confiné que la chambre où nous dormions.

Avant de rentrer, nous avons fait un petit détour dans le centre-ville d’Edmonton juste pour s’y promener en voiture. Il était dix heures du soir et pourtant, le soleil terminait à peine de se coucher. C’est là que j’ai réalisé pour la première fois que grâce aux dates choisies pour notre voyage je vivrais ce qui se rapproche le plus dans mon expérience personnelle du soleil de minuit. J’ai pris quelques photos et une vidéo qui a d’ailleurs été présentée comme balade du dimanche avec Gigi il y a quelques dimanches. Si vous ne l’avez pas déjà vu, vous la trouverez ci-dessous. L’une des photos ci-dessous donne un meilleur aperçu, relativement, de la législature albertaine. L’orientation est sud-est environ, donc le ciel est plus pâle que sur l’autre photo ou sur la vidéo prise vers la même heure. Remarquez que sur ma caméra, l’étampe d’heure indique minuit (heure locale de l’Est), à quelque part c’était le soleil de minuit. Je ne l’ai pas mis à l’heure des Montagnes de tout le voyage.

Aux quelques photos et vidéos prises pour ces deux premiers jours à Edmonton, s’ajoute un rapide dessin que j’ai réalisé ce week-end-là pour commémorer un moment vécu avec Gigi à Edmonton. Je vous le laisse en conclusion, sans plus dedétails pour vous laisser deviner le contexte de cette photo. Je vous en dirai plus là-dessus un autre jour.

Voilà, ces tout premiers jours de voyage n’ont pas été extraordinaires tant pour ce que nous avons fait et vu que pour la présence de Gigi à nos côtés à chaque pas. Là-dessus, je vous laisse concevoir comment sa présence a rendu encore plus magique les parties plus extraordinaires du voyage. Surtout, je vous souhaite un dernier week-end de septembre en pétillante douceur. Pour Gigi et moi, ce week-end marque le retour de mon conjoint de ses vacances en solo ainsi que l’anniversaire d’un an de notre première rencontre à Gigi et nous, ses humains. En effet, ça fera un an jour pour jour que nous l’avons côtoyé pour la première fois, au chalet de mon père !

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